"La basse-cour de Judith Devaux au Meurice !
L'effet ne va pas manquer d'être saisissant : des coqs, des poules, des oies, des canards s'installent au rez-de-chaussée du prestigieux Hotel Meurice ! Une véritable ménagerie...en bronze qui est l'oeuvre d'une jeune artiste, Judith Devaux. Ses sculptures animalières sont souvent pleines d'humour (...)Vous verrez aussi, outre ces animaux familiers des envolées d'oiseaux absolument superbes. (...). Elle figure parmi es artistes privilégiés attachés au Jardin des Plantes (...). C'est là qu'elle puise son inspiraton, elle qui, on le sent bien, adore ces bêtes qui, vous le constaterez, ont des traits de caractère bien humains !"
Paris Capitale,n° 107.
Les bronzes animaliers
Marché de l'art. Oublié jusqu'aux années 1970, au profit de l'art abstrait, le genre retrouve ses collectionneurs
En février 2000, à Drouot, ches maîtres Delorme et Fraysse, l'enchère de 3,5 millions de francs touche au record du monde pour un bronze animalier de Rembrandt Bugatti (1884-1916), Lion et lionne de Nubie. Cette oeuvre, signée de la star du genre, appréciée à la fois des collectionneurs de bronze et de l'Art déco, est suivie d'autres prix très soutenus. Tels ces 445000 euros misés pour le Léopard, cette année, au Four seasons George V à Paris.
Depuis une dizaine d'années, la sculpture animalière est ressortie du purgatoire où elle était reléguée.(...)Au début du XXè siècle, l'Art déco suscite de nouveaux émules. Sandoz signe des oeuvres "cubisantes" (de 5000 à 80000 euros) ; Guyot (entre 1500 et 100000 euros) ou Artus (de 5000 à 30000 euros) suivent. Touchées par la spéculation, les deux vedettes des années folles, Bugatti (de 60000 à 500000 euros) avec ses grands fauves et Pompon et son bestiaire empreint de tendresse (de 15000 à 100000 euros) atteignent de très hautes sommes.
Après a seconde guerre mondiale, la mode est à l'abstraction et peu à peu, les animaux disparaissent, jusque dans les années 1970. Aujourd'hui, Judith Devaux invente de gros poissons (3000 à 6000 euros). Roch Vandromme met ses animaux en situation (7000 à 10000 euros) et François Chapelain-Midy imagine des insectes surréalistes (7000 à 20000 euros). (...)
Phénomène nouveau, les collectionneurs des grandes signatures des Xixè et XXè siècles se tournent vers ces jeunes talents prometteurs. Mais attention, mieux vaut ici s'adresser à des professionnels ayant pignon sur rue.
Françoise Chauvin, Le Monde, 27-28 octobre 2002
Les Journaux Officiels accueillent dans leurs locaux Judith Devaux, sculpteur animalier pour son exposition "Envol". Diplômée de l'école du Louvre en histoire de l'art, section égyptologie, cette artiste de 32 ans fonde son trvail sur l'observation minutieuse de son "modèle". Elle s'applique à lui donner une image pleine et tendue en synthétisant les volumes et les mouvements. Judith Devaux exerce son talent, avec trois autres sculpteurs animaliers, dans un atelier situé au coeur de la ménagerie du Jardin des Plantes à Paris où elle donne vie à la matière en toute liberté. Une trentaine de ses réalisations en bronze, en granit ou en calcaire sont présentées, ainsi que quelques gravures.
Gazette Drouot, n° 25