[FORMES EN LUMIERE, texte de Sylvie Autef, in Catalogue de l'exposition ENVOL. Journaux Officiels]
Après avoir soutenu un brillant mémoire sur la statuaire égyptienne et s'être en parallèle initiée au travail de la pierre et du bronze, Judith DEVAUX se découvre une passion pour le règne animal en séjournant à la Ménagerie du Jardin des Plantes.
Dans une indépendance d'esprit qui est sa règle de vie, forte de ses attaches au cœur de la terre et de la nature, cette jeune artiste de trente deux ans va traduire face aux modèles son intense besoin de véracité et de sincérité.
Façonnés en bronze, grues, flamants, canards, poules d'eau... vont s'ordonner dans l'espace en jouant savamment des incidences de la lumière, les formes simples et élégantes s'inscrivent sans artifice dans la matière mais filtrées par le regard de l'artiste, elles transcendent la fidélité au sujet.
Judith est en quête d'intemporel, elle "pense" les volumes et synthétise le mouvement.
En libérant les forces rythmées contenues dans la forme, elle donne la vie au bronze et cet authentique acte d'amour nous interpelle au plus profond de nous-mêmes.
[couverture du catalogue ENVOL, Juin 2002]
[RENCONTRE, texte de Sylviane MAIGRET, coordinatrice du Salon d'art contemporain "Histoires naturelles" au Muséum national d'Histoire naturelle, in Catalogue de l'exposition ENVOL.]
II y a 7 ans, dans l'atelier de sculpture de la ménagerie du Jardin des plantes, j'ai rencontré Judith DEVAUX et ses œuvres. J'ai tout de suite compris que Judith n'avait pas seulement un sens artistique mais également une volonté tenace et une grande ouverture d'esprit : ce n'est pas le genre de personne à pleurer sur son sort mais à prendre son destin bien en main. Certes, à l'époque Judith possédait un don pour la sculpture, un excellent sens de l'observation, un bon équilibre dans les rapports des proportions, cependant son travail manquait d'aboutissement, j'ai pensé que le temps l'aiderait. Peu après cette première rencontre, le jury du 1ar Salon des artistes naturalistes au Muséum national d'Histoire naturelle de Paris a sélectionné son vautour en bronze qui eut beaucoup de succès auprès des visiteurs. Le temps a mûri sa technique, qui s'affirme, qui s'affine.
Ses œuvres transmettent une grande tendresse, de la drôlerie, de la beauté voire même de la liberté tout en rendant l'attitude la plus significative de l'animal.
Travail figuratif qui synthétise et qui respecte l'anatomie d'où se dégage une grande sensibilité.
Travail dans l'illusion qui offre un très beau témoignage sur la diversité de la vie devant lequel on rêve de grands espaces, de liberté et d'air pur.[...]
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[Carton d'invitation Galerie NIPPUR, Exposition personnelle, automne 2007.]

[Dossier de presse , édition de la" corbeille de fruits au faucon", ODIOT 2004.]
En faisant appel au sculpteur animalier Judith Devaux pour la création du faucon chaperonné ornant cette corbeille, ODIOT ouvre son univers à une artiste au style affirmé; du long travail d'observation de Judith Devaux émerge une vérité, exprimée par une approche synthétique des formes qui privilégie la justesse de l'attitude et dont surgit l'élan vital de l'œuvre. Les lignes pleines et tendues du faucon traduisent le souci de restituer sa substance profonde et son mouvement trompeusement immobile. Avec cette corbeille à fruits d'une facture très contemporaine, ODIOT conjugue au temps présent la fidélité au savoir-faire de la grande orfèvrerie française et élargit sa palette créative à une recherche figurative renouvelée, pétrie d'audace et de liberté.
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