[La fonte à la cire perdue, texte et image Judith Devaux et Fonderie Deroyaume, Villers sur Port,Haute-Saône .]
L'artiste commence à modeler l'œuvre dans le matériau de son choix.

Celle-ci achevée, il la porte à la fonderie d'art (ici Fonderie du Gour à Charbonnières-lès-Vieilles dans le Puy-de-Dôme) où l'on procède aux opérations suivantes :
Le moulage
En fonction de la complexité de la pièce, choix du nombre de coques qui
constituent le moule, et mise en place du trou de coulée.
  
Isolation des limites de la première coque.
Première couche très fine d'élastomère qui épouse les détails de façon
parfaitement fidèle (l'élastomère est coulé liquide).
Puis, mise en place d'une couche d'élastomère renforcée de verranne qui assure
la solidité de la pièce.
L'élastomère étant mou, par nature, on réalise par-dessus, une coque en fibres de
verre et résine.
Le démoulage
L'original est réservé. On voit son empreinte dans le moule.
La cire
Prise d'empreinte au pinceau d'une très fine couche de cire dans chacune des
parties du moule.
Puis les coques sont assemblées et l'on coule une cire d'une épaisseur homogène
de quelques millimètres.

La pièce est démoulée, les bavures de cire sont nettoyées, les petites bulles d'air
sont rebouchées : c'est la retouche de la cire.
Préparation de la coulée
Mise en place des évents pour chasser l'air.

Mise en place des circuits d'arrivée du bronze : tuyaux d'alimentation.
Confection d'un moule en deux parties : une première couche de plâtre et une
chape réfractaire (qui va « encaisser » la chaleur et éviter l'explosion au moment
de la coulée).

Séchage et cuisson des moules : la cire fond et elle est évacuée.
Coulée du bronze

Elle s'effectue à une température voisine de 1200°C.
Après refroidissement, les moules sont brisés et la pièce apparaît : c'est le décochage.

Les tuyaux d'alimentation sont sciés et la pièce est nettoyée

La ciselure
 
Tous les défauts de la pièce sont repris et effacés ; les arrivées des évents et les tuyaux d'alimentation sont rebouchés. Les pièces importantes, qui ont été coulées en plusieurs morceaux, sont assemblées. Quand les retouches sont terminées, le bronze est prêt à recevoir la patine.
La patine
Celle-ci se fait à chaud à l'aide de différents oxydes métalliques. Chaque fonderie conserve jalousement le secret des couleurs et aspects des patines qui sont pour une bonne part dans la renommée de la maison.
D'après la loi, l'édition d'une œuvre en bronze est limitée à huit tirages originaux, numérotés. Plus quatre épreuves d'artiste, numérotées également. A l'origine, ces quatre épreuves d'artiste étaient destinées à la famille et aux institutions ; il est maintenant dans les mœurs de les commercialiser.

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